| En 1998, le
Gouvernement canadien, reconnaissant sa responsabilité pour les sévices vécus par les
enfants dans les pensionnats pour Autochtones, consacrait 350 millions de dollars pour
financer des actions communautaires de guérison. Parole de guérison, une série de 6
documentaires, nous fait partager les souffrances vécues par les Aborigènes du Québec,
les séquelles sociales, identitaires et culturelles quelles ont provoqué sur trois
générations, mais aussi et surtout les projets mis sur pied pour en favoriser le
rétablissement durable.
Version anglaise : Healing Words

Résumés des 6 épisodes
Épisode 1 : L'historique de la Fondation Autochtone
de Guérison
Cet épisode relate les faits historiques de lacculturation par les pensionnats,
puis dresse le portrait de la Fondation Autochtone de Guérison, bénéficiaire des fonds
du Gouvernement et initiatrice de groupes formés dans le but de permettre aux aborigènes
de réapprivoiser leurs cultures. Il nous offre enfin une introduction des différents
projets de la Fondation, abordés dans les épisodes suivants.
Épisode 2 : Les Anishnabegs et les pensionnats
Les Algonquins-Anisnabegs de l'Abitibi témoignent de l'acculturation forcée des
autochtones nomades par les Blancs. Des victimes dhier, devenues maintenant leaders
dans leur communauté, sont à la source de projets touchant la famille, lun des
piliers culturels dégradés par le drame des pensionnats. Le film insiste sur le projet
de guérison visant lappropriation des habiletés parentales et révèle aussi le
choc des mentalités entre ces deux cultures.
Épisode 3 : Philomène et ses enfants
Une famille a été décimée par la séparation de la mère et de ses dix enfants. La
perte de traditions et la défaillance des liens familiaux sont le drame de cette famille,
exemple dun bon nombre de familles autochtones du Canada. Certains enfants suivent
une thérapie afin de retrouver un équilibre pour leur vie, tandis que leur mère ne
désespère pas non plus de transmettre lhéritage traditionnel de son peuple.
Épisode 4 : Le lac du milieu
Un groupe daînés innus de Natashquan sétaient vus séparés de leurs
enfants envoyés aux pensionnats. La génération des enfants, « survivants » des
pensionnats, témoigne également de la coupure vécue avec leur famille.
Aujourdhui, par leur projet de guérison, les aînés enseignent la vie en forêt à
leurs petits-enfants, leur permettant ainsi de reprendre contact avec leur mode de vie
ancestral.
Épisode 5 : Le cercle de partage
Lune des plus grandes traditions aborigènes, le cercle de partage, nous plonge au
cur du dévoilement de la parole lorsque, dans une cérémonie, les intervenants
livrent leurs joies et leurs haines de vivre dans la société des Blancs. Un couple de
victimes du pensionnat a appris à saimer suite à plusieurs thérapies.
Aujourdhui ils offrent à leur tour des thérapies traditionnelles. Le cercle du
film sétend aussi à ceux qui ont trouvé des bienfaits aux pensionnats.
Épisode 6 : L'âme du tambour
Le doyen de La Romaine, joueur de tambour traditionnel, évoque le temps béni où même
les missionnaires parlaient innu. Par son combat et avec tous ceux qui lappuient, on
découvre que la vraie bataille est celle de l'éducation, subie en français dans leur
propre village. La dernière génération des survivants unilingues innus nous transmet,
par le tambour, la grande mythologie qui résonne encore aujourdhui. |